L’opération « brosse à reluire » pour Caroline Fourest a commencé.

 le 3 juin 2011 par Huineng – Article du  nº 201

Dimanche dernier 29 mai, à l’occasion de la sortie d’un ouvrage sur Marine Le Pen, le Journal du Dimanche nous a concocté un de ses articles de derrière les fagots, sur l’un des deux auteurs, mam’zelle Caroline Fourest, qui devrait bien figurer dans le classement des articles à l’eau de rose.

D’emblée, à pas feutrés, avec des « les jeunes filles ne rêvant plus au prince charmant », nous pénétrons l’intimité de l’éternelle adolescente un brin vaporeuse si l’on se fie à la photo d’elle qui est publiée sur presqu’une demi-page, qu’est mam’zelle Caroline.

Caroline semble tout droite sortie d’un roman de l’écrivain Colette : «  Elle a passé une partie de son enfance à Aix-en-Provence, parmi les fontaines murmurantes du cours Mirabeau, à attendre d’être tirée de la nuit par la vie ».

Le Journal du Dimanche nous avait habitués à plus d’impertinence.

Et tout-à-coup, l’on passe directement de la description de la douceur d’une enfance située plutôt du coté des nantis – des parents commerçants, des études dans une bonne école catholique, un appartement à Paris dans le quartier de l’Opéra – aux gros sabots de l’engagement militant « pour le féminisme et la laïcité, contre l’intégrisme et le fondamentalisme ». Mais que s’est-il passé entre les deux, mystère et boule de gomme !!

Vous avez dit « lutte contre l’intégrisme et le fondamentaliste », et pourtant il me semblait bien l’avoir vu manifester, le 18 décembre dernier, pour tenter de s’opposer à la tenue des premières assises contre l’Islamisation de l’Europe, complétant fort bien les menaces proférées par le groupe intégriste Forsane Alizza. Elle avait même dit, se jetant avidement sur les micros tendus, que lutter contre l’islamisation, ce n’était pas laïque, c’était raciste ! Elle a combattu la loi contre le voile intégral, elle a qualifié de « talibans » les électeurs suisses, elle a insulté Fanny Truchelut, mais elle lutte contre tous les intégrismes, bien sûr ! Cela s’appelle de la dissimulation mam’zelle Caroline, peut-être même qu’on pourrait parler de takkia.

Mais qu’on me laisse poursuivre dans le calme et la bonne humeur car mam’zelle Caroline est un modèle de modestie, ce qui lui fait déclarer sans rire « Si on y va avec son ego et son orgueil , on ne peut pas s’en sortir . Il ne faut pas en faire une affaire personnelle. Mais je suis suffisamment amoureuse et heureuse dans ma vie pour encaisser la violence des affrontements ».

« Anti-intégriste et anti-raciste », elle est bourrée de qualités mam’zelle Caroline qui ne lésine pas sur ses engagements : « Elle rejette Eric Zemmour autant que Tarik Ramadan ». Admirez l’équilibre et la finesse de la démonstration, un peu la même phraséologie lourdingue que le cam’rade Mouloud Aounit qui avait osé comparer Robert Redeker à Ben Laden.

La suite n’est pas mal non plus  quand mam’zelle Caroline s’élève sur des sommets de la pensée contemporaine, pour nous lâcher un « L’époque est une festin pour les démagogues. Tariq Ramadan et Marine le Pen attirent des êtres en quête d’absolu au point de les emmener dans une impasse ».

Ensuite, mam’zelle Caroline s’est jeté goulûment sur sa bête noire devant l’éternel, j’ai nommé Marine Le Pen.

Je vous en passe et des meilleures car mam’zelle Caroline commence par se prendre les pieds dans le tapis en faisant  sa propre psychanalyse en projetant sur Marine Le Pen, un « mais si la vitrine tente d’être propre, l’arrière-boutique reste sale ».

Heureusement, la fin de l’article est tout-à-fait rassurante sur son état de santé mentale. Et mam’zelle Caroline «  continuera à lutter contre les extrémismes islamiques, catholiques, frontistes » et plus encore lénifiant, « Mam’zelle a aujourd’hui 36 ans. Elle a conquis, sans l’aide de personne une liberté ancrée. Elle peut ouvrir sa paume autant de fois qu’elle veut sa liberté ne s’envolera pas ».

Philippe Bilger a une tout autre vision de la demoiselle. (1)

Caroline Fourest doit beaucoup, pour ne pas dire tout, à l’entregent de Bernard-Henri Levy, comme le rappelle dans son dernier livre Pascal Boniface. Cela a un prix. On l’a vu, le fameux dimanche qui a suivi l’incarcération de Dominique Strauss-Kahn. Pas davantage que Giesbert ou Duhamel, la « féministe » n’avait eu un mot pour la femme de chambre. Pas davantage qu’eux, elle n’avait osé évoquer le comportement pathologique de DSK, connu de tout le monde. Il ne fallait surtout pas fâcher BHL, qui se ridiculisera, quelques jours plus tard, par une défense inconditionnelle de son ami Dominique, exigeant des Américains qu’on ne traite pas le président du FMI comme un vulgaire violeur des classes populaires.

Sa « liberté » s’arrête donc aux intérêts d’un système qu’elle sert si bien. Donc, en voulant discréditer, par cet ouvrage, Marine Le Pen, sans doute avec les amalgames qui lui sont coutumiers, elle aura une bonne promotion médiatique, et fera la une des plateaux de télévision.

Ce matin, elle était sur France Inter, à 8 h 30, et ce soir sur le Grand Journal. Le système politico-médiatique sait toujours récompenser ses meilleurs serviteurs.

Huineng

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A propos pinkette234

Je m'intéresse à tout ce qui se passe dans le monde...j'aime et aide les animaux autant que faire se peut ...
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