Les vrais fascites sont les héritiers de la gauche « Caviar.S.V.P. »

30 ans après le 10 mai 1981, les vrais fascistes sont les enfants de Mitterrand…

Publié le 8 mai 2011 par Christine Tasin – Article du nº 197

Triste et implacable constat qui permet de mesurer l’ampleur des désillusions pour la mitterrandolâtre que je fus.

Je me souviens de cet espoir fou né pendant la campagne présidentielle de 1981, de ce rêve qui paraissait tout à coup à portée de main : le peuple enfin représenté, enfin privilégié  ;  la fin du chômage et de l’inflation puisque, forcément, la GAUCHE allait remettre de l’ordre et de l’égalité dans un monde qui se mondialisait déjà ;  la liberté d’expression enfin là avec même la perspective de radios privées et donc libres, donc la fin de la censure à la télé ;    et puis des hommes intègres pour nous représenter, pour nous diriger, foin de l’affaire des diamants de Bokassa et compagnie, foin de la démagogie du Président à l’accordéon et, surtout, espoir fou que la France allait, forcément, reprendre son indépendance économique et donc son indépendance tout  court.

Qui se souvient des forfaits de Giscard d’Estaing, qui, déjà, comme ministre de l’économie et des finances  de Pompidou   avait fait voter la loi scélérate du 3 janvier 1973 dont l’article 25  interdit au Trésor public d’emprunter à la Banque de France à un taux nul, l’obligeant à emprunter, très cher, sur les marchés financiers ?

Qui aurait pu imaginer que tout cela aboutirait non seulement à la « constitution européenne » rédigée par le vainqueur des présidentielles de 1974, prosélyte des Etats-Unis d’Europe et,  horresco referens, à l’abominable traité de Maastricht, initié et défendu par celui qui incarnait la gauche, François Mitterrand ? Qui aurait pu imaginer que nous allions lui faire confiance au point de prendre comme parole d’évangile celle de celui qui, à nos yeux éblouis, paraissait une espèce de nouveau Duce (en latin, duco signifie conduire)  ?

Qui, au soir du 10 mai 1981, aurait pu imaginer que celui que des millions de Français étaient sortis acclamer, dans une liesse extraordinaire et spontanée, partout en France, avec des klaxons,  danses et cris de joie, non seulement ne changerait pas de politique – ou si brièvement !-   mais serait très exactement l’héritier de celui qui, en 1974, lui avait dit : « vous n’avez pas le monopole du cœur » et  poursuivrait l’œuvre du tout premier fossoyeur de la nation, vendant à l’encan l’héritage de Jaurès ?

C’est depuis  Giscard d’Estaing que les différences entre la droite et la gauche ont commencé à s’altérer et les utopistes que nous étions ne le savaient pas, ne l’avaient pas vu, ne l’avaient pas compris et mettraient près de trente ans à le comprendre.

Pourtant… nous aurions dû avoir la puce à l’oreille : pourquoi un homme de droite, ancien ministre du Général de Gaulle, qui avait fondé  la « Fédération nationale des républicains  indépendants », qu’il appelait « élément centriste et européen de la majorité » avait-il tant œuvré pour les questions sociétales, dans le sens progressiste appartenant traditionnellement à la gauche ? Qu’on se rappelle ces extraordinaires avancées que furent la loi autorisant l’avortement ou l’instauration du divorce par consentement mutuel. Qui aurait pu imaginer qu’en marchant sur la chasse gardée traditionnelle de la gauche Giscard d’Estaing  ne faisait que participer au démantèlement des valeurs traditionnelles qu’il fallait voir disparaître pour que disparaissent les Etats nations, obstacles à l’Europe  libérale qu’il appelait de ses vœux ?

C’est un constat mortifère pour nous, gens de gauche.

Quel crève-cœur de savoir, maintenant, que nous avons été manipulés et que ces acquis essentiels pour nous, Français attachés au droit de l’homme et de la femme, ce qui ne va pas toujours ensemble, (et que  nous serions fous de remettre en cause pour appliquer la loi coranique qui veut s’imposer, de gré ou de force dans notre pays) n’ont été que des appeaux délibérément agités devant nos yeux pour masquer les cages à l’arrière-plan !

Quel crève-cœur de savoir, maintenant, que  l’œuvre de Giscard d’Estaing allait être poursuivie sans le dire à l’Elysée et à Matignon de 1974 à 2012 au moins et appliquée consciencieusement par ceux à qui nous avons, plusieurs fois, donné les pleins pouvoirs avec la majorité à l’Assemblée, j’ai nommé le Président Mitterrand et le Premier ministre Jospin.

Trahison.

Trahison parce qu’en sus d’avoir bradé l’indépendance de notre pays, de l’avoir  mis pieds et poings liés dans les mains des spéculateurs, nous condamnant à travailler toujours plus pour de moins en moins de bien-être et de protection sociale, ils ont délibérément, par calcul politicien et pour détruire toute fierté d’être français qui empêcherait la notion de peuple européen d’émerger, manipulé l’opinion et peu à peu formaté nos esprits et ceux de nos enfants.

Qu’on se rappelle la diabolisation de Le Pen, qui, certes, provoquait autant qu’il le fallait pour apporter de l’eau au moulin de Mitterrand mais n’avait jamais constitué un danger en France comme Jospin l’a reconnu depuis. Qu’on se rappelle la création, le 15 octobre 1984,  de SOS Racisme et du slogan « touche pas à mon pote », pourquoi cette création si vite après le tournant de la rigueur de 1983, si ce n’est pour détourner l’attention de l’économique et de la marche de notre pays vers une construction européenne dont les Français, déjà, ne voulaient pas, pour cristalliser les peurs et angoisses sur le racisme et un prétendu péril fasciste, au moment où  le Front national faisait une percée inattendue aux élections européennes de juin 1984, avec près de 11%, quasiment à égalité avec le PCF  ?

Vous avez dit manipulation ? Vous avez dit mensonges ?

Et vous aurez bien raison, car ces deux mots caractérisent les années Mitterrand et font de ce personnage le responsable du fascisme intellectuel qui sévit dans notre pays, pace qu’il a eu le choix, parce qu’il était porteur de nos espoirs, parce qu’il avait la culture, la ruse et l’intelligence nécessaires pour suivre un autre chemin, pour faire un autre choix.

C’est bien Mitterrand, en portant sur les fonts baptismaux SOS racisme, qui a donné le droit et l’habitude aux gens de gauche (et j’ai fait partie des manipulés et aveuglés jusqu’à il y a peu) de voir le monde et les Français de façon manichéenne, faisant de la question du racisme supposé la ligne de démarcation entre la gauche et la droite. Et pendant ce temps, foin des divergences, pourtant essentielles pour d’authentiques gens de gauche, sur l’économie, sur les services publics, sur la nation, sur l’Europe, sur l’Otan, sur le France ou l’euro, sur la place de la France dans le monde, sur l’école, sur la santé, sur la justice  sur le chômage, sur les inégalités, sur la mondialisation financière, sur la marchandisation de l’homme … Tout un monde s’est effondré à côté de nous sans que nous le voyions, obnubilés par la crainte (et la haine, habilement orchestrée) pour les fascistes prétendument tapis autour de nous.

Le résultat ? Nous le voyons et en subissons chaque jour davantage les désastreuses conséquences : des officines grassement subventionnées par les pouvoirs publics et donc par nos impôts ont établi une milice de la pensée digne des plus belles horreurs staliniennes sans que la majorité des Français, anesthésiés, mourant de peur d’être estampillés « racistes » ou « fascistes » ne songent à se révolter.

Vous voulez boire du vin et manger du saucisson rue Myrha ? « Racistes », »fascistes » !, clame la meute des héritiers de Giscard-Mitterrand-Delors.

Vous dénoncez le fait que chaque semaine des milliers de gens confisquent à leur simple profit des rues publiques ?     »Racistes », « fascistes » !, clame la meute des honnêtes gens  » des héritiers de Giscard-Mitterrand-Delors.

Vous annoncez un débat parlementaire sur les prisons ambulantes que sont burka et nikab ?  « Racistes », »fascistes » !, clame la meute des héritiers de Giscard-Mitterrand-Delors.

Vous vous interrogez sur ce que constitue l’identité française ?  « Racistes », »fascistes » !, clame la meute des héritiers de Giscard-Mitterrand-Delors  pourtant avide de défendre et préserver l’identité et la culture d’origine des immigrés.

Vous voulez faire un débat sur l’islam en France ?  « Racistes », »fascistes » !, clame la meute des héritiers de Giscard-Mitterrand-Delors.

Vous voulez faire la marche des cochons pour protester contre le halal ? « Racistes », « fascistes » ! clame la meute des héritiers de Giscard-Mitterrand-Delors.

Vous voulez défendre vos biens et ne pas vous laisser égorger comme vos cambrioleurs en ont peut-être le projet ?   « Racistes », »fascistes » ! clame la meute des héritiers de Giscard-Mitterrand-Delors, qui trouve normal qu’un René Galinier pourrisse en prison pendant des mois pour légitime défense.

Or, qu’est-ce que le fascisme ? Au-delà du sens originel du fascisme mussolinien, ce mot caractérise à présent un régime totalitaire qui, entre autres, refuse la liberté d’expression, rejette la démocratie et réprime l’opposition.

Et si l’on cherche, autour de nous, des signes du fascisme, c’est bien dans les œuvres des héritiers de Mitterrand, qu’ils soient aux manettes du pays ou à la tête  des associations droidel’hommistes, qu’on les voit : ce sont bien eux qui interdisent les débats et les manifestations remettant en cause 30 ans de politique immigrationniste, 30 ans d’islamisation   progressive de la France, 30 ans de remplacement progressif d’une population par une autre, 30 ans de priorité donnée aux délinquants sur leurs  victimes, 30 ans de disparation progressive de la souveraineté populaire, 30 ans de grignotage par l’UE de nos compétences, au point de nous interdire de garder nos frontières ! Quant au triste spectacle de nos tribunaux encombrés par les Tubiana et Sopo, voulant imposer par la peur du procès et des conséquences leur vision du monde, ne rappelle-t-il pas les heures les plus sombres de notre histoire, et n’y a-t-il pas un fascisme stalinien (oui, je sais c’est une tautologie)  chez ceux capables de ruiner une travailleuse qui refuse dans son gîte un voile islamique, chez ceux qui s’acharnent sur le fabuleux espace de liberté qu’a été Internet pour essayer de faire disparaître Rebelles-info ou Riposte laïque mais n’ont pas un mot, pas un geste pour dénoncer ceux qui, dans des textes violents, appellent à caillasser les policiers ou les « Blancs »…

Nous devons à « la gauche » la pire des servitudes, celle de l’esprit, celle de la liberté d’expression et même celle de penser, celle de choisir, et c’est la « gauche » qui, par ce fascisme qui ne dit pas ce nom, tente de nous imposer  trois pouvoirs totalitaires qui menacent carrément la civilisation française pour ne pas dire la civilisation tout court : la mondialisation financière, Bruxelles et l’islam.

Et il y aurait encore quelques millions de Français pour voter pour un Strauss-Kahn, qui incarne si bien à lui tout seul ces trois dangers ?

Puissent les mânes de Jaurès nous en préserver…

Christine Tasin

Résistance républicaine

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A propos pinkette234

Je m'intéresse à tout ce qui se passe dans le monde...j'aime et aide les animaux autant que faire se peut ...
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