Les lois mémorielles sont HORS LA LOI!

Les lois mémorielles sont HORS LA LOI !

Publié le 7 mai 2011 par hikoum
 
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Eric Zemmour a été invité le 2 mars 2011 à l’Assemblée Nationale ou les députés l’on convié à prendre part à un débat. Durant ce dernier, il a déclaré : « C’est désormais le code pénal qui régirait les règles de bienséance de la parole publique (…) On ne saurait donc plus alors dans une démocratie qui suppose un espace désacralisé où les vérités ne sont pas absolues mais relatives (…) mais dans une théocratie où une parole sacrée s’impose à la société (…) et où la justice est chargée de punir les déviances (…) les dérapages qui sont autant de sacrilèges », a-t-il expliqué aux députés UMP qui l’ont acclamé.

Il y a trois lois dites mémorielles en France. La première a été votée le 13 juillet 1990, c’est la loi Gayssot a crée le délit pour le révisionnisme concernant le génocide juif, plus précisément pour les personnes niant ce génocide. Le terme de « négationnisme » a été créé dans ce sens, a ceci près que c’est un nouveau mot qui n’existait pas. La seconde est la loi « relative au génocide arménien de 1915″ qui ne crée aucun délit mais qui a valu à la France une crise diplomatique avec la Turquie. Enfin la dernière est la loi dite « Taubira » dans laquelle la France reconnaît « la traite » et « l’esclavage » en tant que crime contre l’Humanité et permet à des associations de se porter parties civiles lors de procès pour diffamation ou injure.

Pourtant, sur le sujet de l’esclavage, la recherche est loin d’être terminée mais elle est interdite de fait. Notre article en date de septembre 2010 pointait les problèmes de l’esclavage perçu comme ayant été perpétré uniquement par l’Européen contre l’Africain noir or non seulement ceci est historiquement faux, mais de plus la grande majorité des victimes de l’esclavage non même pas été faites par les Européens mais par les musulmans ou par les noirs eux même. Faire des études sérieuses sur ce sujet pourrait voir les associations porter plainte contre nombre d’historiens simplement parce que l’orientation du sujet ou de ses conclusions ne sont pas conformes aux vues de ces mêmes associations.

Nous pouvons enfoncer le clou car même des politiques commencent à s’afficher ouvertement contre ces lois. L’ancien Premier Ministre, Monsieur Dominique de Villepin dans une émission de télé est monté au créneau en déclarant : « Les lois mémorielles légifèrent dans un domaine qui est celui de la mémoire et qui, à mon sens ne doit pas être celui de la loi. (…) Nos législateurs sont rentrés dans un univers qu’ils ne métrisent pas et qui peut conduire à toute sorte d’abus. Evitons de légiférer dans le domaine de la mémoire, (…) l’histoire ne doit pas s’arrêter et continuer à se faire. Une société qui bloquerai, à travers trop d’interdits la réflexion, la recherche historique c’est une société qui se figerait dans des certitudes ou dans des convenances qui n’ont pas lieu d’être ».

 Pour Robert Ménard, journaliste et ancien Président de Reporters sans frontière, cette loi tue les libertés. Pour lui, tout le monde peut tout dire à l’exception de l’appel à la violence qui ne relève pas la liberté d’expression et enfin les attaques « ad nominem » qui sont de la diffamation. Depuis qu’il est sorti du bois et qu’il a fait un certain nombre de déclarations, qualifiés par ses confrères comme des « dérapages », Monsieur Ménard en prend plein la tête. Il a, par exemple écrit un livre qu’il a intitulé « Vive Le Pen » et qui n’est en rien un hommage ou un soutien au nouveau Président du Front National. Ce petit livre n’est rien d’autre qu’une demande de justice, pour que Marine Le Pen soit traité de la même manière que Besancenot ou toutes les autres personnalités d’extrême gauche. Il s’est également fait taper sur les doigts par ses amis journalistes, Ayatollahs du bien pensant et de l’Ordre Moral, lorsqu’il a osé avouer, ce que tous les parents sur terre pensent, à savoir qu’il préférait que sa fille soit hétérosexuelle qu’homosexuelle. Enfin il a aggravé son cas lorsqu’il s’est montré favorable à la peine de mort pour des individus comme Dutroux.

 Jean-Pierre Azéman historien, spécialiste de la seconde guerre mondiale a déclaré dans un article que « la loi Gayssot présentait le risque d’établir des vérités historiques« , pour lui c’est du « terrorisme intellectuel » lorsque l’on traine en justice « les historiens dès qu’ils sortent du politically correct ». De même trouve-t-il insupportable, « qu’une loi dise aux historiens et aux enseignants qu’il faut présenter un bilan positif de la colonisation ». Il condamne, tout comme nous l’avons fait dans un article consacré à l’histoire, le fait que cela revienne « à introduire un jugement de valeur dans une discipline, l’histoire, qui est normalement tournée vers la compréhension et l’explication des phénomènes ».

 Sachez que ces lois sont, c’est un paradoxe, illégales. Dans un article, un collectif de juristes en demande l’annulation.

 Dans cet article, on peut lire notamment que l’Assemblée nationale adopte des dispositions visant : « soit à interdire la manifestation d’opinions, soit à écrire l’histoire et à rendre la version ainsi affirmée incontestable (loi Gayssot sur le génocide juif, loi sur l’esclavage, loi sur la colonisation) ». Insistant sur le fait que la libre communication des pensées et des opinions est, selon la déclaration de 1789, « l’un des droits les plus précieux de l’homme ». Le collectif souligne que « des lois appropriées permettent de sanctionner les propos ou les comportements racistes causant, par nature, à celui qui en est victime un préjudice certain ». Pour les juristes, les lois mémorielles ne rentrent pas dans ce champ d’application. Sous le prétexte du caractère incontestablement odieux du fait de nier, par exemple, l’holocauste, « le législateur se substitue à l’historien pour dire ce qu’est la réalité historique et assortir cette affirmation de sanctions pénales frappant tout propos ou toute étude qui viseraient, non seulement à sa négation, mais aussi à inscrire dans le débat scientifique, son étendue ou les conditions de sa réalisation ».

 D’un point de vue purement juridique, ces lois « conduisent le législateur à outrepasser la compétence que lui reconnaît la Constitution en écrivant l’histoire ». En effet elles doivent être normatives ce qui n’est pas le cas des lois concernées. Pour le Conseil constitutionnel, la Constitution « s’oppose à ce que soient reconnus des droits collectifs à quelques groupes que ce soit, définis par une communauté d’origine, de culture, de langue ou de croyance ».

Parmi les infractions que nous pouvons relever, il y a le principe d’égalité qui est bafoué lorsque s’opère une démarche spécifique à certains génocides et en n’en ignorant d’autres. En outre, ces lois violent, non seulement la liberté d’expression, mais aussi et surtout la liberté de la recherche. Le législateur, par le biais de ces lois, restreint le champ de la recherche, car les sujets complexes et/ou controversés ne peuvent plus être étudiés sans risquer de très lourdes peines. Les sujets comme la colonisation ou l’esclavage ne sont pas clos et la recherche des responsabilités demande une analyse approfondie et sans a priori ce qui n’est plus possible par ce type de loi.

La liberté d’expression a été bafouée par le législateur par trois fois, cela donne une indication précieuse d’une part sur la confiance qu’a ce dernier sur le Peuple Français et également sur le respect qui a pour ce dernier.

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A propos pinkette234

Je m'intéresse à tout ce qui se passe dans le monde...j'aime et aide les animaux autant que faire se peut ...
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