La guerre a souvent tiré d’embarras bien des gouvernements…

La guerre a souvent tiré d’embarras bien des gouvernements…
francaisdefrance | 12/02/2011 at 18:05 | Le devoir de vérité, libéralisme économique, mondialisation, moral, racaille, régimes politico-confessionnels musulmans, résistance, spéculation financière,

Ils ont trouvé la solution à la crise : la guerre !
Un des lecteurs du blog cité en fin de texte, V12, a fait une lecture très intéressante, qui éclaire les dérives du capitalisme, et a souhaité nous en faire découvrir un passage intéressant, merci à lui.

L’extrait est tiré de Le devoir de vérité, du Général Gallois, éditions du CERF, 2002 –

Le Général Gallois ne trouvant pas d’éditeur, ce livre a été publié sous la pression de feu l’ambassadeur Albert Chambon (qui a aussi rédigé la préface) qui a menacé l’éditeur (CERF) de lui enlever toutes ses publications s’il ne publiait pas cet ouvrage. Ce livre est désormais impossible à trouver et pour cause…

Voici donc cet extrait, pages 190 et 191 :
Adam Smith avait pressenti les déviations du libéralisme qu’il préconisait : « aucune économie de marché ne peut survivre au manque de souci des autres et à la limitation des appétits. » L’avertissement a été repris récemment par Alaln Greenspan : « l’économie dépend de manière critique de la confiance. La falsification et la fraude détruisent le capitalisme et la liberté des marchés […] et, plus généralement, les fondements de notre société » (le monde 18 juillet 2002 page 13).
Aussi, la question se pose-t-elle : « Les capitalistes peuvent-ils détruire le capitalisme ? Ou encore le capitalisme survivra-t-il aux capitalistes ? A la
on estime qu’ « aux Etats-Unis le culte des actions disparaît. Les 80 millions d’actionnaires états-uniens ont perdu leurs illusions, ils ont le sentiment d’avoir été trompés ».
« C’est un échec de la démocratie américaine », a écrit B. Barber dans le Hérald Tribune (30 juillet 2002, page 9). « Le marché, élément fondamental selon R. Reagan et M. Thatcher, a créé le mythe du marché omnipotent. Le marché déréglementé est incapable de prévenir les crimes des entreprises… les consommateurs ne sont pas des citoyens et le marché ne peut exercer une souveraineté démocratique… le 11 septembre personne ne s’est tourné vers Bill Gates pour qu’il exerce un leadership national !
Certes, ce n’est pas la première crise financière qui secoue Wall Street et dont le monde entier subit les répercussions. Mais la primauté de l’économie sur la politique a affaibl l’Etat, si bien qu’il n’est plus en mesure de remédier aux excès du libéralisme économique ainsi qu’il pouvait le faire lors des crises précédentes.
La globalisation de l’économie et la déréglementation, aggravées par les privatisations, sont responsables de l’actuel chaos financier, économique, moral. La globalisation a décidé de la quête du gigantisme des entreprises, qu’elles soient industrielles, commerciales ou bancaires et l’effondrement d’une seule d’entre elles est déjà une catastrophe financière et humaine. La déréglementation et l’effacement de l’Etat conduisent au « laisser-aller – laisser-faire » qui permet la vénalité et la fraude. Quant aux privatisations elles dégagent la responsabilité du pouvoir politique au profit de l’intrêt privé. Et celui -ci s’exerce de plus en plus sans contrôle. Ajoutons que les techniques de communication à distance contribuent au désordre par la rapidité, la multiplicité et la mondialisation de la spéculation financière qu’elles autorisent.
Les Etats-Unis entendaient étendre au reste du monde leur modèle économique. Le voici discrédité. Et ce, au moment où l’invulnérabilité que leur accordaient leur position géographique et leur puissance est mise en question.
Le « trop d’Etat » généralement récusé depuis quelques décénnies, particulièrement en France, ne serait plus de circonstance. La gestion de l’entreprise privée s’est révélée bien plus discutable que celle des Etats (1). Sont profondément choquants les profits que s’attribuent les dirigeants indépendamment de la réussite ou de l’échec de leur gestion. La fonction publique au service de la collectivité s’exerce au moins aussi efficacement et à bien meilleur compte.
Inattendue est la situation créée par l’effondrement des marchés financiers. La dislocation de l’Union Soviétique et la répudiation quasi générale de l’économie planifiée telle qu’elle était pratiquée à Moscou n’avait laissé au monde qu’une option socio-économique : l’économie de marché, la libre entreprise, le libéralisme. Or, une décennie après son triomphe voici qu’à son tour le systême libéral vacille. Par ses excès, il s’est autodétruit. Et simultanément aussi la tentative de gouvernance économique mondiale des Etats-Unis, ceux-ci agissant par l’intermédiaire des organismes internationaux qu’ils contrôlent et qui sont généralement mis en accusation.
Dans le même temps, en Europe, la social-démocratie, en réalité variante atténuée du libéralisme, n’a plus les faveurs de l’électorat alors qu’elle aurait dû bénéficier de l’échec du libéralisme. Grand est donc le désarroi. Restent, apparemment impavides, les dictatures et les régimes politico-confessionnels musulmans. Triste perspectives, du moins à court terme.
Un recours est envisagé : la guerre. Elle a souvent tiré d’embarras bien des gouvernements.
1. En 1999, l’action d’AXA valait 119,4 euros. Le 24 juillet 2002, elle était cotée à 9,9 euros, de quoi réjouir l’actionnaire trop confiant

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A propos pinkette234

Je m'intéresse à tout ce qui se passe dans le monde...j'aime et aide les animaux autant que faire se peut ...
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